Objectifs

De plus en plus, dans les universités francophones d’Afrique, les chercheurs et enseignants-chercheurs habilités à diriger les thèses sont débordés par le nombre croissant des étudiants. Pourtant, une fois admis à la retraite, ils ne sont plus habilités à diriger des thèses dans leurs universités d’origine alors qu’il leur est possible d’offrir des cours en tant que vacataires. 

Par ailleurs, de nombreux étudiants africains ayant obtenu le DEA ou le Master avec de très bonnes mentions n’arrivent pas à s’inscrire en thèse du fait qu’ils ne trouvent pas de directeur de thèse.  En effet, le ratio étudiants de 3e cycle/professeurs habilités à diriger des thèses de doctorat est déjà très élevé. D’autres étudiants, déjà travailleurs, n’arrivent pas à arrimer leurs agendas avec celui des écoles doctorales alors que nous sommes à l’ère du numérique.  

Enfin, dans les universités francophones d’Afrique, l’étudiant en lettres, langues, sciences humaines et sociales est généralement laissé à son seul directeur de recherche avec quelques rares séminaires au cas où il y en aurait. Pourtant, le 3e cycle doit également être une année de cours et de recherche.   

Notre objectif est donc double : 

augmenter, avec le recours des professeurs du Sud et du Nord à la retraite, mais aussi des Technologies de l’Information et de la Communication,  la chance des étudiants africains désireux de s’inscrire en thèse de trouver des encadreurs habilités à les diriger ;

- faire des docteurs sortant de l’Université du Faso, grâce à un programme doctoral très innovateur, de véritables experts dans une Afrique qui en a beaucoup besoin.


Modifié le: mercredi 2 janvier 2019, 12:56